Clés du travail indépendant

Le lieu de travail s’est transformé, passant d’une situation où de nombreux travailleurs avaient le même employeur pendant la majeure partie de leur vie professionnelle, à une situation où les changements d’emploi sont beaucoup plus fréquents, où de nombreux travailleurs choisissent des missions à court terme plutôt qu’un emploi “permanent” (à long terme).

Etre un travailleur indépendant sans les restrictions d’avoir un patron a traditionnellement été une aspiration pour de nombreux travailleurs. Quoi de mieux que de pouvoir fixer ses propres horaires, et de travailler où, quand et comme on le souhaite ?

Pour chaque personne qui a choisi de travailler ainsi , il y en a d’autres qui y sont arrivés par défaut. Certains travailleurs ont été poussés vers le travail indépendant, car les employeurs se sont appuyés sur des travailleurs contractuels pour éviter d’avoir à assumer les coûts des soins de santé et d’autres responsabilités et les avantages associés à l’embauche d’employés à temps plein.

De plus, de nombreux travailleurs âgés ont été déplacés pendant la crise bancaire des subprimes et ont opté pour le travail indépendant en dernier recours, puisqu’ils n’étaient pas en mesure de retrouver un emploi traditionnel.

Le résultat a été l’émergence d’une économie d’interim où les travailleurs sont mis à contribution par les employeurs pour travailler sur la base d’un projet sans le statut (ou les avantages) d’être un employé permanent. Des individus tels que les acteurs, les musiciens, les travailleurs de la production cinématographique et les ouvriers agricoles saisonniers ont toujours migré d’un interiim à l’autre, mais maintenant la tendance s’est étendue à de nombreux autres domaines, en particulier dans les industries de services.

Tendances générales du travail indépendant

On observe une tendance à la hausse du travail indépendant. En 2013, 14 555 000 travailleurs étaient catégorisés comme indépendants avec un statut incorporé ou non incorporé. En décembre 2019, ce groupe de travailleurs avait augmenté d’environ 10 % pour atteindre 16 millions. Cette augmentation est particulièrement notable compte tenu de la diminution des exploitations agricoles familiales au cours de la même période. En outre, on prévoit un taux de croissance de 7,9 % pour les travailleurs indépendants de 2016 à 2026.

Professions courantes pour l’emploi en freelance

Les professions populaires en freelance comprennent : concepteur et créatif ; développeur web, mobile et logiciel ; spécialiste du soutien administratif ; rédacteur ; traducteur ; professionnel de la comptabilité/finance/conseil ; professionnel de l’informatique et des réseaux ; professionnel de la vente/marketing/service client ; avocat/paralégal ; ingénieur ; architecte ; et spécialiste de la science des données/analyse.

Le travail indépendant selon l’âge

En 2016, les individus de 65 ans et plus avaient le plus haut niveau de travail indépendant (24,1%) ; suivis par ceux de 55 à 64 ans (14,7%) ; les 45 à 54 ans à 11,8% ; les 35 à 44 ans à 10.1 % ; les 25 à 34 ans à 5,7 %, et les 16 à 24 ans à 2,2 %.

En 2019 une enquête révèle que plus le travailleur est jeune, plus il est susceptible d’avoir été un freelance au cours de l’année écoulée. La génération Z était la plus susceptible d’avoir travaillé en freelance, avec 53% participant à une activité de freelance, suivie par les milléniaux à 40%, la génération X à 31% et les baby-boomers à 29%.

Le travail indépendant par sexe

Avec 12.3 %, les hommes étaient beaucoup plus susceptibles d’avoir été indépendants en 2016, tandis que seulement 7,5 % des femmes étaient indépendantes.

Le travail indépendant selon les diplomes

Les niveaux d’emploi indépendant variaient quelque peu, mais pas de façon spectaculaire, selon le niveau d’études. Les travailleurs qui possédaient un diplôme professionnel ou un doctorat faisaient exception et connaissaient des niveaux de travail indépendant beaucoup plus élevés :

  • 21,3 % des personnes ayant un diplôme professionnel, comme les médecins, les avocats et les architectes qui tiennent des cabinets privés, étaient des travailleurs indépendants.
  • 16,6 % de ceux qui ont un doctorat travaillaient de façon indépendante.
  • Les travailleurs ayant un diplôme d’études secondaires et ceux qui ont une licence avaient un taux de travail indépendant de 11,2 %.
  • Ceux qui ont une maîtrise sont arrivés à 9,3 %.

Le travail indépendant : Par choix ou forcé ?

70% des travailleurs indépendants ont librement choisi ce statut, soit comme source principale, soit comme source complémentaire de revenus. Les 30% de travailleurs indépendants restants se trouvaient dans cette situation soit en tant que “réticents” qui préféreraient des emplois traditionnels, soit en tant que personnes en difficulté financière qui étaient obligées de compléter leurs revenus par un travail indépendant.

Questions juridiques liées à l’économie du freelance

Des lois ont été adoptées qui rendent plus difficile la classification des freelances comme travailleurs contractuels. De nombreux travailleurs effectuant des travaux sur des projets peuvent être reclassés en tant qu’employés, à moins qu’ils ne passent des tests de classification stricts.

Cela pourrait réduire le nombre d’employeurs disposés à engager des freelances, car les employeurs devront payer des charges sociales et respecter les lois sur le salaire minimum et les autres protections des employés.