Extension verticale ou horizontale ?

Agrandir un bâtiment ou un local se fait soit par le haut (extension verticale) soit par le côté (extension horizontale). Ces deux techniques présentent des avantages et inconvénients qui leur sont propres et que vous devez prendre en compte pour la pérennité de votre business. Si certains travaux sont abordables, d’autres mettent l’accent sur la facilité de mise en place. L’extension est source de travaux lourds et parfois longs, et peut vous obliger à fermer votre établissement pendant la durée plus ou moins longue des chantiers.

Extension de bâtiment : faire appel à un architecte

L’extension d’un bâtiment ou d’un logement touche à son aspect extérieur. Ce genre de travaux implique des formalités variant notamment selon la commune et le plan d’urbanisme local (PLU). Un permis de construire vous sera demandé en fonction de la surface nouvellement créée ainsi que de l’estimation de la surface totale du bien après les travaux. Si la construction ne requiert pas de permis de construire, il vous faudra déposer une déclaration de travaux.

Si votre commerce est situé dans une zone classée ou sauvegardée, il faudra impérativement vous rapprocher des Architectes de France pour leur accord. Enfin, si le recours à un architecte n’est obligatoire qu’à partir d’un certain seuil de superficie, il est néanmoins préférable de s’appuyer sur l’expertise de ce professionnel pour un projet pérenne.

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Les travaux d’extension, qu’ils se fassent à l’horizontale ou à la verticale, sont des opérations techniques. Ils impliquent parfois le renforcement des fondations, la désolidarisation du toit et du bâtiment ou la création d’un nouveau plancher. Leur complexité et leur ampleur vous obligent à engager des professionnels et artisans qualifiés pour éviter tout problème lors des chantiers ou après livraison. Enfin, ils nécessitent de bien connaître les normes de la zone où vous lancez les travaux, ce qui implique de contacter un professionnel local. Si vous projetez de créer une extension pour votre local commercial en région Rhône-Alpes par exemple, demandez un devis auprès d’un architecte d’intérieur à Lyon pour mettre toutes les chances de réussite de votre côté. Un architecte d’intérieur est en effet tout à fait capable de vous conseiller pour des travaux d’extension.

Notez également que ces travaux nécessiteront la fermeture de votre établissement pendant un laps de temps plus ou moins long. Faire appel à un architecte bien en amont vous permettra de connaître la solution la plus adaptée à votre commerce et de réduire au maximum la durée de la fermeture. Il pourra aussi vous assister dans toutes les démarches et vous informera sur les diverses réglementations en vigueur.

Extension verticale

L’extension verticale peut se faire par surélévation de toit ou par rehaussement de toiture. Toutes deux peuvent être totales ou partielles. Le rehaussement de toiture permet l’aménagement des combles par l’ajout d’un mur de parpaing entre les murs d’origine et la charpente. L’espace alors dégagé peut vous offrir une solution de stockage en fonction de la surface gagnée et de son aménagement. Cette technique ne peut toutefois être réalisée que dans certaines conditions et dans certaines régions. Il faut également savoir qu’elle nécessite parfois de changer la toiture. Si les conditions de votre boutique ou local ne le permettent pas, la seule solution qui se présente est la surélévation du toit, ou l’ajout d’un étage supplémentaire.

L’ajout de cet étage se fait en relevant la hauteur des murs existants ou en créant une ossature pour le nouvel étage. Les travaux impliqués sont lourds. Il faut vérifier les fondations, démonter la toiture, créer un nouveau plancher, monter les murs et les cloisons, poser la nouvelle toiture, effectuer tous les raccordements (plomberie et électricité) et créer un accès à l’étage nouvellement créé (escalier). L’ampleur des travaux et leur technicité nécessitent de passer par un bureau d’études techniques.

Il faut savoir que rehausser la toiture est moins coûteux que le rajout d’un étage. Cette dernière solution permet toutefois de gagner beaucoup plus d’espace, et d’avoir des murs de taille normale à l’étage. De plus, si votre toiture présente déjà des défauts, vous pourrez en profiter pour la changer dans la foulée.

S’il est avéré que les fondations actuelles ne supporteront pas une importante charge supplémentaire, il faudra les renforcer. C’est une des raisons pour laquelle l’extension verticale privilégie généralement l’utilisation de matériaux légers. Le bois est particulièrement adapté. En ossature ou en bardage, il donne un côté naturel et donne du cachet à votre bâtiment.

L’avantage de cette extension réside dans le fait que l’agrandissement se fait par le haut et qu’il n’y a donc pas d’emprise au sol. Ce type de travaux n’empiète pas sur les espaces extérieurs de votre local. L’extension verticale est alors particulièrement adaptée aux espaces restreints, comme en milieu urbain, ou si la construction occupe déjà toute la surface constructible du terrain.

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Extension horizontale

Cette technique d’agrandissement augmente l’emprise au sol du bâtiment pour gagner en surface. Quand il s’agit de rajouter une pièce ou d’en prolonger une, il s’agit alors d’un véritable chantier de construction.

L’extension horizontale est plus abordable qu’une extension verticale par rajout d’étage. Elle peut se faire en prolongeant le bâtiment actuel ou en lui rajoutant une aile. Ce type de projet supporte la construction de plain-pied et à étage. Les possibilités sont nombreuses, mais si vous prévoyez une extension avec des matériaux lourds, comme de la brique ou du béton, il faudra faire attention aux fondations et à la dalle.

Vous devrez également effectuer des travaux de terrassement, de plomberie, de maçonnerie et de finitions. De plus, pour ce genre de travaux, il faut également s’assurer que la surface du terrain soit suffisante. En effet, ce type de construction va empiéter sur l’espace extérieur.

Cette technique d’agrandissement reste toutefois la plus flexible, que ce soit pour le choix des matériaux du système constructif (ossature en bois, construction maçonnée) ou de l’aspect général de la construction.