Le statut d’autoentrepreneur a été créé en 2008 et attire déjà des milliers de personnes. Il s’agit d’un statut offrant de nombreux avantages à ceux qui l’adoptent. C’est d’ailleurs ce qui en fait un statut apprécié dans le monde des startups.

La facilité du démarrage d’activité en micro-entreprise

Le statut d’autoentrepreneur est apparu en vue de faciliter le démarrage d’une activité dont l’investissement de départ et le chiffre d’affaire sont peu élevés. Pour devenir autoentrepreneur, vous devez remplir des conditions très souples. Vous pourrez ainsi commencer une activité en autoentrepreneur très facilement et l’arrêter dès que vous le souhaitez. Pour cela, il suffit de faire une simple déclaration et le tour est joué.

La simplicité dans les obligations comptables est une preuve de la facilité apportée par le statut d’autoentrepreneur. En effet, un micro entrepreneur, à la différence des gérants de sociétés, n’est pas soumis à de multiples obligations comptables. Les obligations de l’autoentrepreneur sur le plan comptable sont limitées à une comptabilité de caisse. L’autoentrepreneur doit simplement tenir un livre des recettes et un registre récapitulatif des achats. Il doit aussi veiller à la conservation de toutes les pièces justificatives de ces opérations d’entrée et sortie. Il n’est plus question d’établir un bilan et un compte de résultat ou encore de tenir une comptabilité. Avec le statut d’autoentrepreneur, la gestion d’entreprise devient une chose facile.

Un régime social avantageux pour les entrepreneurs

En 2016, une excellente modification a été apportée au régime social et fiscal de l’autoentrepreneur. C’est alors le régime microsocial simplifié qui s’applique aux entrepreneurs individuels qui sont soumis au régime fiscal de la microentreprise et qui exercent une activité commerciale, industrielle, artisanale ou encore libérale. Le règlement des cotisations et contributions sociales est beaucoup plus simple désormais. Il peut être mensuel ou trimestriel.

Le montant des cotisations de l’autoentrepreneur est déterminé suite à l’application d’un taux de cotisation sur le chiffre d’affaires qu’il a initialement déclaré. Dans l’hypothèse où le chiffre d’affaires serait nul, il n’y aura pas de cotisation sociale à payer. À noter également qu’il est possible de combiner le statut d’autoentrepreneur avec des aides-autoentrepreneurs comme l’ACCRE qui constitue une exonération des charges sociales pendant les 3 premières années d’activité.

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Les avantages fiscaux de l’autoentreprise

Les avantages fiscaux de l’autoentreprise sont nombreux. L’exonération de la TVA (franchise en base) est l’un des plus importants. Il y a aussi la possibilité de choisir un prélèvement forfaitaire libératoire ou encore de certaines exonérations fiscales.

Tout d’abord, l’autoentrepreneur n’a pas de TVA à facturer ou à déclarer, sauf s’il en choisit l’option. Ainsi, il peut profiter de prix facturés beaucoup plus intéressants que les prix proposés par une entreprise collectrice de la TVA. Cependant, la TVA payée lors des achats ne peut pas être récupérée.

Ensuite, l’autoentrepreneur peut opter pour une déduction sociale et fiscale libératoire forfaitaire. Cela est uniquement possible sous certaines conditions. Il s’agit d’une option qui offre la possibilité de payer de façon unique l’impôt sur le revenu et les charges sociales obligatoires. En ce qui concerne les exonérations fiscales, l’autoentrepreneur n’est pas redevable de la CFE lors de la première année d’activité.

En résumé, l’auto-entrepreneuriat offre plusieurs avantages. Ces derniers sont d’ordre administratif, social et fiscal. Cela explique pourquoi le statut est tant prisé parmi les créateurs d’entreprise.